Le chemin de fer du Vivarais :

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Un pôle structurant du tourisme régional

Le chemin de fer du Vivarais (CFV) a transporté depuis 1969 de 50 à 70 000 personnes selon les ans.

La retombée directe n’a été estimée que pour la ville de Lamastre et le secteur de la restauration (1,5 millions d’euros). Le rôle du CFV dépasse largement cet aspect.


Apport économique direct
A Lamastre, c’est l’ensemble du commerce local qui bénéficie des retombées directes ou indirectes de cet apport de touristes. A Tournon, l’incidence du CFV a rarement été appréciée. Pourtant le chiffre de 6000 nuitées avancé semble un minimum, sans compter la restauration, au soir d’une journée dans le train. Notons l’apport des croisières fluviales, qui font étape pour ceux qu’intéresse le train, mais dont l’autre partie des passagers reste une journée à Tournon.

Pôle d’attraction touristique
Les chemins de fer touristiques ne sont très souvent qu’une offre complémentaire pour des touristes déjà sur place. Le CFV, unique en Europe par son caractère historique et les paysages traversés, attire une clientèle spécifique, qui ne viendrait pas autrement. Il n’est pas de document touristique promotionnel, départemental ou régional, qui ne cite « Le Mastrou », soulignant ce caractère de pôle attractif majeur.

La Vallée du Doux
En dehors de tout grand axe, seul le chemin de fer peut révéler les beautés des gorges, drainer nombre de visiteurs à Boucieu, apporter aux campeurs de la vallée un attrait de curiosité et un service autrefois particulièrement apprécié (autorail pour le marché de Lamastre).

Un loisir pour tous
Par son caractère et son prix, le Mastrou reste accessible au plus large éventail socio-culturel.

Un élément clé des circuits touristiques
Le Nord Ardèche ne présente que deux pôles touristiques phares : Le Mastrou et Peaugres. De nombreux circuits combinés figurent au catalogue des voyagistes. La disparition de l’un, déjà sensible, risque de conduire à une forte réduction des circuits dans cette partie de l’Ardèche.

Un rôle structurant à développer
S’il ne faut pas négliger une meilleure mise en valeur du chemin de fer lui-même, témoin du dévellopement industriel de la fin du 19° siécle, en particulier par des expositions pédagogiques en gare, une dynamique forte d’intégration du CFV dans le tourisme local reste à créer. Tournon considérait comme nul l’apport du Mastrou et Lamastre n’a pas su intéresser les voyageurs à leur arrivée. Seul Boucieu le Roi bénéficiait d’une offre de visite combinée, fort appréciée. Les relations avec les agences de tourisme routières et fluviales, qui ont correctement fonctionné, peuvent encore être améliorées. Sur le plan du touriste individuel, tout reste à faire. Citons des offres de circuits de randonnées pédestres ou cyclistes (y compris location de vélos) intégrées ainsi que des visites de sites coordonnées (Boucieu, Lamastre et alentours, Desaignes etc.). Citons encore, parmi de nombreuses possibilités, le développement de circulations spécifiques, en fonction d’évènements locaux, à thème (patrimoine, artisanat ou productions régionales), à public ciblé (enfants des écoles, anciens), ou des offres haut de gamme menées avec les acteurs régionaux (vins, chocolats, grands chefs), dans le cadre individuel ou de manifestations d’entreprise.

Le chemin de fer du Vivarais, image forte de l’Ardèche et de la région Rhône-Alpes a pu attirer à lui seul environ 60.000 touristes par an. Il doit devenir l’axe structurant fort de la Vallée du Doux et de tout le Nord Ardèche. Au vu de réseaux comparables (Baie de Somme, Royaume Uni, Allemagne), un objectif de 100.000 voyageurs semble atteignable. Sa disparition, a contrario, laisserait tout un pan du Nord Ardèche s’appauvrir. Une action coordonnée de tous les acteurs locaux est indispensable et urgente.

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